Quitteriez-vous votre travail pour suivre votre conjoint(e) en expatriation ? C’est ce qu’a fait Karelle Mousset, membre du bureau de l’UFE Philippines. Elle a rejoint son mari l’année dernière à Manille, peu après Noël, avec ses enfants de 7 et 11 ans.

Des Philippines, elle n’avait entendu que « des informations sur « la situation politique compliquée du pays, mais elle en est déjà « amoureuse ». Elle s’y sent plus en sécurité encore qu’à Paris, où « il fallait payer une fortune de taxi pour rentrer chez soi le soir ». Ici, la course en taxi s’élève à deux euros, on s’y sent bien et tous les magasins sont ouverts 24 heures sur 24. 
 
Mais pour la quadragénaire, qui a toujours travaillé, les journées sont parfois « un peu longues », bien que ses enfants - et l’UFE - l’occupent. L’école française commence très tôt : il faut se lever avant 6 heures du matin. « Même quand je travaillais, je ne me levais pas aussi tôt ! », s’amuse-t-elle. 
 
L’idée de travailler ne l’a pas quittée. Mais, depuis cinq mois qu’ils sont à Manille, leur emménagement n’a réellement fini qu’il y a trois semaines. « Les cartons ont mis quatre mois à arriver, et nous n’avons l’appartement que depuis février », explique Karelle. Elle a tout de même postulé pour être professeur de français à l’école maternelle canadienne, mais les vacances ne correspondaient pas et empiétaient sur leur « retour aux sources » estival, en France.
 
Alors elle continue de regarder les opportunités. « Il y a du travail partout », relativise-t-elle. A la rentrée, elle aimerait trouver un travail à mi-temps qui ne l’occuperait que le matin, ce qui lui permettrait de s’occuper de ses enfants après l’école.
 
Pour l’instant, elle trouve à s’occuper. Elle prend des cours d’anglais et s’investit au sein de l’UFE Philippines. Dans le bureau, ils ont tous suivi leur conjoint(e), sauf le président, le trésorier est d’ailleurs « le seul homme d’expatriée ». Dans l’association, Karelle est en charge de la newsletter mensuelle et participe à l’organisation des événements. Un travail qui lui prend « 20 à 25 heures dans le mois ». L’année prochaine, elle souhaiterait s’investir un peu plus ; pourquoi ne pas mettre à jour le guide pratique destiné aux nouveaux arrivants aux Philippines. 
 
Quoi qu’il en soit, Karelle ne « regrette pas du tout », son choix de suivre son mari à l’étranger. « Beaucoup de gens en rêvent, mais je ne pense pas que tous soient capables de lâcher leur travail et de partir avec leurs enfants au bout du monde », explique-t-elle. Et d’inciter : « si vous avez un jour l’occasion de suivre votre femme ou votre mari en expatriation, n’hésitez pas : foncez ! »
 
Gautier VIROL
 
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